L'approche systémique

Mondialisation oblige, l’avalanche des interdépendances et la pression du temps ont fait émerger un nouveau sujet de contrariété managériale : la « complexité ». Face à la complexité, le « compliqué » est simple. Car le « complexe », lui, compose avec le flou et le contradictoire : il est aussi peu prédictible et difficile à analyser que la météo du mois prochain... Les interactions humaines sont de cette farine là.

L’axiomatique naissante de l’approche systémique, riche en jargons nouveaux, fournit commodément quelques repères rationnels dans le brouillard… Plus riche que l’analyse des causes et des effets, elle éclaire les réactions en boucle et permet d’en sortir par le haut, sans jeter d’opprobre ni sur l’œuf ni sur la poule. Particulièrement utile dans la recherche d’un mode de fonctionnement entre des personnes échaudées par un relationnel rude, d’un fonctionnement d’équipe optimum, de régulations interservices... À consommer sans modération pour stimuler l’adaptation, faire grandir, sortir par le haut de l’adversité, tirer parti de la diversité, donner du sens à l’action, faire accepter le changement et, bien sûr, gérer les interrelations sans « effet Joule »…

"Particulièrement utile dans la recherche d’un mode de fonctionnement entre des personnes qui ne s’apprécient pas, d’un fonctionnement d’équipe optimum, de régulations interservices..."

Ajoutons quelques sentences utiles, à graver sur les tables de réunion et à méditer pendant les longues prises de parole : « Le système s’adapte en permanence ou meurt ». Et cet autre, à faire froid dans le dos : « Toujours plus de la même chose conduit le système à sa mort » ; « C’est la diversité qui permet de s’adapter » ; « Il n’y a pas de croissance monotone… »